Les chiffres du e-commerce dans le monde racontent une progression continue : plus de trois milliards de personnes achètent aujourd’hui en ligne, et leur nombre augmente chaque année. Pour les entreprises e-commerce, chaque point de croissance représente autant de parts de marché à conquérir.
Voici comment le chiffre d’affaires mondial du e-commerce a évolué ces dernières années, ce que prévoient les analystes jusqu’en 2028, et où se situe la France dans ce panorama du commerce en ligne à l’international.
🌍 Note : Le e-commerce étant un sujet international, plusieurs des études et statistiques citées dans cet article proviennent de sources en anglais.
Les chiffres clés du e-commerce dans le monde
- Le chiffre d’affaires mondial du e-commerce atteint 6,88 billions de dollars en 2026, soit 6 880 milliards de dollars, en hausse de 7,2 % sur un an.
- D’ici 2028, ce montant devrait grimper à 7,89 billions de dollars.
- Les ventes en ligne pèsent 21,1 % du total des ventes retail en 2026, et devraient représenter 22,5 % en 2028.
- La Chine, les États-Unis et l’Europe occidentale concentrent 80,5 % des ventes e-commerce mondiales, pour un total supérieur à 5,17 billions de dollars.
- Plus de 75 % des internautes achètent déjà en ligne. D’ici 2028, la moitié de la population mondiale de 14 ans et plus fera ses achats sur Internet.
- Sept pays dépassent la barre des 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires e-commerce.
- En France, le e-commerce a généré 196,4 milliards d’euros en 2025, en hausse de 7 % sur un an, selon la Fevad.

Le chiffre d’affaires du e-commerce dans le monde entre 2022 et 2028
|
Année |
Chiffre d’affaires e-commerce retail (en billions de dollars) |
Évolution sur un an |
|---|---|---|
|
2022 |
5,080 |
+5,9 % |
|
2023 |
5,580 |
+9,6 % |
|
2024 |
6,007 |
+7,7 % |
|
2025 |
6,419 |
+6,8 % |
|
2026 |
6,880 |
+7,2 % |
|
2027 |
7,375 |
+7,2 % |
|
2028 |
7,886 |
+6,9 % |
Les chiffres du e-commerce dans le monde, année après année
Après une année 2025 en léger ralentissement, à 6,42 billions de dollars, le marché mondial du e-commerce a retrouvé son rythme. Il atteint 6,88 billions de dollars en 2026, soit une progression de 7,2 %.
Les ventes en ligne continuent de grignoter des parts au commerce physique. Elles représentent 21,1 % du total des ventes retail en 2026, contre 20,5 % un an plus tôt, et devraient atteindre 22,5 % d’ici 2028.
La dynamique se poursuit ensuite : 7,38 billions de dollars attendus en 2027, puis 7,89 billions en 2028.
Entre 2022 et 2028, le chiffre d’affaires du e-commerce mondial aura donc progressé de plus de 2,8 billions de dollars. Une trajectoire qui confirme le poids croissant de la vente en ligne, dans les marchés matures comme dans les économies émergentes.
Les principaux contributeurs au chiffre d’affaires du e-commerce dans le monde

Premier exportateur mondial, la Chine domine aussi le e-commerce. Ses achats en ligne portent à eux seuls la part du e-commerce à 20 % du total des ventes retail mondiales. Sans la Chine, ce chiffre tombe à 12,8 %.
Avec les États-Unis et l’Europe occidentale, la Chine forme un trio décisif : ces trois zones génèrent 80,5 % des ventes e-commerce mondiales, pour un chiffre d’affaires cumulé supérieur à 5,17 billions de dollars.
Sans surprise, les acteurs les plus influents du secteur viennent de ces grandes puissances : parmi les 10 premières entreprises e-commerce mondiales, plus de la moitié sont chinoises ou américaines. Une concentration qui ne ferme pas la porte aux marques de taille plus modeste, à condition de savoir vendre à l’international.
Où se situe la France dans le e-commerce mondial ?
Le marché français suit la même tendance que le marché mondial, avec un profil qui lui est propre. D’après le bilan annuel de la Fevad publié en février 2026, le e-commerce français a généré 196,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2025, en progression de 7 % sur un an.
- Services : 120,3 milliards d’euros, en hausse de 9 %.
- Produits : 76,1 milliards d’euros, en hausse de 4 %.
- Transactions : 3,2 milliards de commandes, soit 10 % de plus qu’en 2024.
- Panier moyen : 62 euros, en recul.
La lecture est claire : les Français commandent plus souvent, mais dépensent moins à chaque achat. La croissance vient donc du volume, pas de la valeur. Pour un commerçant, cela déplace la priorité vers la fidélisation et la fréquence de réachat plutôt que vers l’augmentation du panier.
La Fevad anticipe le franchissement du cap des 200 milliards d’euros dès 2026. Un marché mature, donc, mais toujours en expansion, et ouvert à ceux qui savent adapter leur boutique aux marchés locaux ou créer un site marchand pensé pour la conversion.
Les raisons de l’essor du e-commerce dans le monde
L’écart entre achats en ligne et ventes en magasin s’est creusé pendant la pandémie de COVID-19. Les experts estiment que celle-ci a accéléré le virage vers le commerce digital d’environ cinq ans.
Ce facteur n’explique pourtant pas tout. Si la Chine et les États-Unis pèsent lourd dans les ventes en ligne, d’autres moteurs alimentent la croissance mondiale.
Les petits pays et les marchés émergents
Les marchés émergents, en particulier en Asie du Sud-Est et en Amérique latine, figurent parmi les zones où les ventes e-commerce progressent le plus vite.
- Philippines : les ventes e-commerce retail augmentent de 23 %.
- Thaïlande, Malaisie, Équateur et Uruguay : ces marchés affichent eux aussi une forte croissance, avec respectivement 20 %, 15,5 %, 14,6 % et 14,4 %.
- Mexique, Russie et Inde : parmi les grands pays, ce sont eux qui se distinguent le plus.
Les technologies mobiles
Le smartphone est devenu le premier point de contact entre une marque et ses clients. Les consommateurs l’utilisent pour découvrir des produits, comparer les prix et finaliser leurs achats, souvent dans la même session.
- Ventes sur mobile : le chiffre d’affaires du e-commerce mobile est passé de 1,71 billion de dollars en 2023 à 2,07 billions en 2024.
- Trafic e-commerce : les téléphones mobiles représentent 77 % des visites sur les sites e-commerce, devant les ordinateurs et les tablettes.
- Corée du Sud : les appareils mobiles génèrent plus de 75 % des ventes en ligne.
Cette bascule vers le mobile nourrit une autre tendance de fond : le social commerce, où la découverte du produit et l’achat se font sans quitter l’application.
L’intelligence artificielle
L’intelligence artificielle rend les achats en ligne plus personnalisés. Les boutiques recommandent des produits plus pertinents, automatisent une partie du service client et aident les acheteurs à comparer les options plus vite.
Le mouvement dépasse d’ailleurs les sites marchands eux-mêmes. Même lorsqu’une boutique intègre des outils d’IA générative, de nombreux consommateurs interrogent en parallèle des assistants comme ChatGPT ou Gemini avant de passer commande. Résultat : la recherche produit change de terrain, et les marques ont tout intérêt à structurer leurs fiches produits et leurs contenus pour rester visibles. Les statistiques de l’IA confirment cette adoption rapide, côté entreprises comme côté acheteurs.
FAQ : les chiffres du e-commerce dans le monde
Quel est le taux de croissance du e-commerce ?
Le taux de croissance varie d’une année à l’autre, mais la tendance reste haussière. En 2026, le marché mondial atteint 6,88 billions de dollars, soit 7,2 % de plus qu’en 2025. Les projections annoncent une progression comparable en 2027.
De combien le e-commerce a-t-il progressé en 2025 ?
Selon les estimations des analystes, les ventes e-commerce mondiales ont progressé de 6,8 % en 2025, pour atteindre 6,42 billions de dollars.
Le e-commerce est-il en croissance en 2026 ?
Oui. Le marché mondial progresse de 7,2 % en 2026, après un léger ralentissement en 2025. Les marchés émergents tirent particulièrement la croissance.
Quelle est la taille du marché mondial du e-commerce ?
Le marché mondial du e-commerce représente environ 6,88 billions de dollars en 2026. Les analystes prévoient ensuite 7,38 billions de dollars en 2027, puis 7,89 billions en 2028.
Quel est le chiffre d’affaires du e-commerce en France ?
Le e-commerce français a généré 196,4 milliards d’euros en 2025, en hausse de 7 % sur un an selon la Fevad. Le secteur devrait dépasser les 200 milliards d’euros en 2026.




